Maudit Français

Incisive and multiculturel since année 2000
Le 22 août 2000 - 10h10

Ma fin de semaine

J'aimerais réussir à écrire ici régulièrement, mais j'ai une tonne de choses à faire. Je reçois enfin des réponses aux mails que j'ai envoyés à mes amis français la semaine dernière. Je commençais à me demander s'ils m'avaient déjà oublié. Névrosé, moi ? Ce week-end, je devais me consacrer à la recherche d'un appartement. En fait, j'ai passé le samedi à faire les magasins avec Cécile et Laurent. Cela m'a au moins permis de découvrir des coins sympas : un grand marché (Jean Talon, je crois), la "vieille Europe", un magasin où les nostalgiques peuvent se procurer fromage et charcuterie, et la Fromenterie, un boulanger européen. Bien que Cécile semble se plaire au Québec, il lui est visiblement difficile de se passer d'un bon vieux brie ou d'un morbier. Malgré ses lointaines origines françaises, Laurent a par contre du mal à supporter ne serait-ce que l'odeur de cette nourriture. Tiens, je me demande ce que vaudrait un cheeseburger au Pont-l'évêque. Cécile m'a offert un cornet de sucre d'érable. La dernière fois que j'en ai mangé ça devait être en 1989. Le dimanche, nous sommes allés en Estrie. De la verdure partout et de superbes maisons au bord de grands lacs. Nous avons fait quelques achats dans une ferme près du Lac Brome, où sont élevés plus de 120 000 canards. Elle emploie une grande partie des personnes des environs. C'est vrai que ça doit prendre du monde, tous ces becs à nourrir. Finalement, j'ai décidé de retourner à la fac le lundi pour rechercher d'autres appartements. Et là, j'ai compris ma douleur, car contrairement à la semaine précédente, la salle de recherche était pleine à craquer. Comme la rentrée est fixée pour le 28 août, tout le monde débarque maintenant. J'ai assisté à la réunion d'info de la faculté des arts et des sciences, ce qui n'a fait qu'accentuer mon stress, car j'ai encore une foule de démarches à faire. J'ai visité un appartement ce matin, pas trop mal. J'en visite un également cette après-midi et j'essaye de faire un choix. Ce sera déjà ça. Il ne faut pas cependant que je me retrouve dans la situation délicate de Florence, qui a pris un logement qui ne lui convenait, pour se désister ensuite. Dangereux dans ce pays où un engagement oral a quasiment la même valeur qu'un engagement écrit.

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