Il est assez rare que je dise du bien d'une assurance ou d'une banque, mais je dois avouer que la caisse Desjardin m'a permis d'échapper à la crise de nerfs qui me guettait. Je suis tombé au téléphone sur une hôtesse tout à fait sympathique qui m'a enfin proposé une assurance habitation à prix humain. D'après ce que j'ai compris, cette société est fondée sur le modèle de nos bonnes vieilles mutuelles Françaises, contrairement à celle que j'avais contactée auparavant qui voulait me faire payer 3 fois plus cher sous le prétexte qu'il y a des locaux commerciaux dans mon immeuble. C'est là que je suis content de ne pas avoir toujours habité chez papa-maman. Ca m'a permis d'avoir une idée du prix normal d'une police d'assurance et de ne pas me faire arnaquer, même si les tarifs changent d'un pays à l'autre. D'ailleurs, je réalise que les étudiants qui font en même temps le pari de quitter leurs parents et de changer de pays prennent de gros risques. J'ai lu quelque part que 30 % des personnes qui s'expatrient au Québec sont contraintes d'écourter leur séjour à cause du choc culturel. Cela ne me surprend pas outre-mesure.
Je n'ai pas écrit hier soir, mais j'ai des circonstances atténuantes. D'abord, je suis allé à un 5 à 7 organisé par le département de mathématiques. C'est Noémie (QC) qui m'y avait invité. Elle n'était pas très disponible car elle s'occupait du bar, mais j'ai discuté avec pleins de gens tranquilles et sympathiques. Par contre, j'ai bu trop de Molson. J'ai cependant survécu.
Ensuite, je suis allé avec la colocataire et la soeur de Florence voir un match d'improvisation théâtrale au Medley. C'est une salle très accueillante, qui fait bar, restaurant ou amphithéatre selon les occasions. Le public était particulièrement en forme et il semble que ce type d'évènement soit très populaire dans la Province. Ce soir là s'affrontaient les villes de Québec et Sherbrooke. Je n'avais encore jamais vu ce genre de match et j'ai été très impressionné par ces acteurs capables de délirer 1 mn 30 sur des énoncés du genre "Sujet : machines infernales, Contrainte : sans paroles". La mise en scène générale du show était à l'avenant, genre match de boxe (avec arbitre siffleur), chauffeurs de salle et musicien réagissant à ce qui se passait sur la scène. Très bonne soirée. Cécile m'avait d'ailleurs invité à une des séances précédentes mais je n'avais pas pu venir.