J'aimerais bien connaître l'imbécile qui a décidé que mon cours d'informatique théorique devait commencer à 8h30 un lundi matin. Aujourd'hui, comme chaque semaine où j'arrive à me lever à temps, c'est en courant que j'ai dû me rendre à ma station de métro, en essayant d'éviter d'entendre les cris de mon estomac se plaignant de ne pas avoir eu son petit déjeuner. Sur le quai, j'ai rencontré Noémie(QC) qui n'habite pourtant pas du tout mon quartier. Je me suis étonné de la voir ici, mais je n'ai pas poussé le vice jusqu'à lui demander chez qui elle avait passé la nuit. Je ne sais pas si je dois la rappeler pour que l'on bouge ensemble. Nos rapports sont cordiaux mais elle ne semble pas désirer spécialement que l'on se voit en dehors de la fac. Je vais attendre, ou plutôt ne pas attendre. On verra bien.
Cette journée était plutôt tranquille. Après mon unique cours de la journée, je suis retourné chez moi pour bosser pour la fac, à la surprise générale de personne, puisqu'aucun journaliste n'était là pour couvrir l'évènement. En parlant de journalisme, je me suis aussi penché sur les deux articles que je dois rendre le 20 à mon magazine, afin d'éviter de me retrouver dans la même galère qu'il y a deux semaines.
Vers 18h, j'ai remis un peu d'ordre dans la zone qui me sert de domicile et je suis allé au rendez-vous avec Laura. On s'est posé dans un petit restaurant Chinois, pas très loin de la station Berry-UQAM. J'ai attendu un peu avant de demander pourquoi Noémie(Fr) n'avait pas pu venir, afin de ne pas titiller cette susceptibilité qui caractérise le sexe féminin. Pas assez longtemps, semble-t-il, mais bon. Elle m'a répondu qu'elle n'avait en fait pas eu le temps de l'appeler.
Au cours de repas, Laura m'a d'abord parlé de ses cours au département de cinéma. Quand j'ai évoqué les articles que je devais écrire bientôt, elle m'a dit qu'elle rédigeait de son côté des critiques cinématographiques à titre bénévole pour le journal étudiant "18-25". Je me suis bien gardé de mentionner un texte que j'ai commis il y a quelque temps à propos de ce magazine, afin que nous restions en bons termes. La discussion a évolué vers une sujet bien plus intéressant et amusant (vu de l'extérieur). Laura habite en effet avec 4 colocataires, tous de sexe masculin et tous Québécois. Ces derniers semblent avoir de grosses difficultés à se trouver des blondes et Laura a dû se mettre en colère il y a peu de temps, car ils manifestaient un peu trop lourdement leur besoin de soulager leur détresse affective. (Cette phrase est un peu alambiquée, mais les personnes ayant dépassé la puberté comprendront). Voici les termes que Laura emploie pour chacun d'eux : le dépressif, l'obsédé, le complexé, et le raisonnable (cherchez l'intrus). C'est vrai qu'être la seule fille au milieu d'une bande de mecs en manque n'est pas une position enviable, si j'ose m'exprimer ainsi. Je suis bien placé pour le savoir, je suis un mec...
Depuis que j'ai emmenagé ici il y a deux mois, j'entends la télé de mon voisin qui se repasse le film Pulp fiction quasiment tous les trois jours. A ce point là, je pense que c'est pathologique.