Maudit Français

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Le 7 décembre 2000 - 22h44

Hibernatus

De quoi pourrais-je bien parler aujourd'hui ? J'ai assisté lundi au dernier cours du semestre et je dois à présent me pencher sur un devoir de Java et sur les trois examens qui m'attendent à la mi-décembre. Sans compter l'article que je dois écrire le 20 pour mon journal d'informatique. Je passe une bonne partie du temps enfermé, dépensant plus d'énergie à surfer de sites en sites qu'à vraiment me mettre au travail.

Le vrai hiver a commencé il y a quelques jours. De la neige partout et des températures qui descendent la nuit jusqu'à -19ºC, -25ºC avec le vent. Et ce n'est qu'un début. J'ai reçu plusieurs mails de Québécois qui m'ont fait un portrait extrêmement sombre de cet hiver long et déprimant. Ceux qui en ont les moyens prennent généralement des vacances durant cette période afin de fuir sous des cieux plus ensoleillés.

Pour moi, c'est l'inconnu. La météorologie a toujours été le cadet de mes soucis et je n'ai aucune idée des températures les plus basses que j'ai dû affronter en France. Assurément plus hautes qu'ici mais après ? Voir certains Québécois emmitouflés jusqu'aux oreilles et qui frissonnent déjà me rassure un peu. Je me dis que si ceux-là ont survécu aux hivers précédents, je devrais en faire de même, moi qui ne frissonne pas (encore). De manière générale, j'ai toujours préféré avoir trop froid que trop chaud. Il est plus facile de s'ajouter des vêtements que de s'arracher la peau, surtout lorsqu'on se ronge et s'arrache les ongles comme je le fait. L'engourdissement que provoque le froid perturbe moins mes activités que d'être assommé par le soleil.

Enfin. On verra dans deux mois. C'est beau l'auto-suggestion.

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