Ca fait des semaines que je n'ai pas eu de nouvelles de Cécile. J'ai appelé plusieurs fois sans jamais obtenir personne au bout du fil. Cela me chagrine beaucoup, car comme elle était plutôt déprimée la dernière fois que je l'ai eu au téléphone, j'aimerais bien savoir ce qu'elle devient. En ce moment, je ne suis pas non plus au top de ma forme. Je vois les échéances universitaires et professionelles s'approcher, et je (re)commence à me demander si je serai capable de faire front. Quand je commence à déprimer de cette façon, je me mets généralement à douter de tout : de mon aptitude à réfléchir et à écrire de manière acceptable, de ma capacité à finir ce que j'ai commencé, des choix qui ont orienté ma vie, et de ma faculté à dégager le charisme qui pousserait les gens que j'apprécie à s'intéresser à moi. Habituellement, ces crises ne durent qu'un temps, pour parfois laisser place à un optimisme délirant tout aussi absurde. Je crois qu'on a donné un nom aux personnes dans mon style : maniaco-dépressif. Heureusement, j'intériorise, ça m'évite de faire fuir le monde.
J'avais plein de trucs amusants à raconter, mais j'ai pas envie de m'amuser ce soir. Ce sera pour une autre fois.