La journée et la soirée de mercredi dernier ont été riches en événements. Tout d'abord, je suis allé avec Aline acheter un cadeau et une carte pour l'anniversaire de Laure, que nous devions fêter le soir même. Après quelques hésitations, notre choix s'est fixé sur un livre de cuisine québécoise, avec de jolies photos dedans. J'en avais trouvé un autre, contenant de très vieilles recettes à base de rats musqués ou de castors (qui décidémment me poursuivent), mais j'ai préféré m'abstenir, de peur de devoir y goûter plus tard. J'ai déjà du mal avec le lapin...
Ensuite, nous sommes allés voir l'exposition Africa musica au musée pointe a calliere, près du vieux port de Montréal. Comme son nom le laisse deviner, cette dernière est consacrée aux intruments de musique africains traditionnels et raconte également l'histoire de l'exploration et la colonisation de l'Afrique durant le XIXe siècle. Les instruments présentés sont très nombreux. L'un de mes préférés est la senza, qui semble demander un long travail pour être maîtrisée. J'ai aussi beaucoup aimé les hautbois en corne d'antilope ou de buffle, et les hochets en carapace de tortue. Rien à base de castor, cependant. Dommage. Le reste du musée a l'air aussi très intéressant, mais nous n'avions pas le temps de le visiter. Ce sera pour une prochaine fois.
Après un crochet par l'université, histoire de suivre quelques cours, je me suis donc rendu chez Laure et Charlotte avec Aline et Charles. En plus de nos hôtesses, il y avait Yannick, avec qui j'ai fait un duel impitoyable d'interprétation des chansons d'Aznavour (Aline, pardonne-nous), Stéphane et Caroline, deux sympathiques étudiants que j'avais déjà croisés rapidement, et Marc, un Québécois tout aussi étudiant et sympathique, que je n'avais jamais croisé. Cette soirée a été très détendue et animée (il paraît que c'est la pleine lune qui fait ça). Après l'excellent souper que nous avait préparé Laure, nous avons débattu de ce débat essentiel qui préoccupe l'humanité toute entière : "Le Prométhée de Goethe et celui d'Eschyle annonçaient-ils la vision Nietzschéenne concernant la mort de Dieu ?"
Non, en fait, nous nous sommes prêtés au jeu qui consiste à deviner, grâce aux cartes, le présent et l'avenir de chacun des convives. Je passerai sous silence les découvertes que nous avons faites à cette occasion, à moins que Yannick et Charlotte n'oublient de m'envoyer leur chèque dans les semaines qui viennent. Bref, ce fut une soirée très agréable et décontractée comme je les aime.