Parmi les questions que me posent régulièrement mes amis Français, il y a celle-ci : "Que mange-t-on au Québec ?"
Si on se place d'un point de vue strictement gastronomique, je ne suis malheureusement pas vraiment en mesure de répondre à cette interrogation. Côté restaurant, j'ai surtout fréquenté les Subway, ainsi que les établissements japonais, chinois ou mexicains. J'ai donc rarement eu l'occasion de goûter des spécialités québécoises. Je peux en revanche sans problème décrire ce que JE mange au Québec, bien que l'intérêt du sujet me semble limité. Mais j'en vois qui insistent.
En cherchant un minimum, Montréal peut être le paradis culinaire de l'étudiant fauché. Outre les classiques paquets de spaghettis et de riz que je consommais déjà à Paris, j'ai pu retrouver les universelles nouilles chinoises, accompagnées de leurs inévitables sachets d'arômes 100% artificiels. J'ai également découvert les fantastiques macaronis au cheddar à 59 ¢ pièce qui arrivent à caler les estomacs les plus affamés. Bien sûr, lorsque je remarque en rayon des aliments que je n'ai jamais vus en France, je me laisse parfois tenter, avec plus ou moins de bonheur. J'ai apprécié les fèves au lard, à la mélasse ou au sirop d'erable, et franchement détesté la purée de maïs, dont je me demande encore comment elle se prépare ou s'accompagne pour s'avérer mangeable. Point surprenant pour un Parisien, il est impossible de trouver un couscous royal complet en boîte comme il en existe en France. Dingue, non ?
Force est de constater que ma cuisine quotidienne est loin d'être évoluée. J'en apprécie davantage la fondue aux tomates de Cécile, la tarte aux oignons de Charlotte, le poulet à la mangue d'Aline ou les gâteaux de Laure, que j'ai eu l'occasion de déguster lors de soirées diverses.
Mais côté spécialités locales, à part la poutine du Mac Donald (honte à moi) et les queues de castor dont j'ai déjà abondamment parlé, il me reste beaucoup à découvrir. Il faudra que je corrige cette lacune. Dès que j'en aurai le temps.
Bon ça m'a donné faim tout ça. Je vais me refaire des pâtes.