Vendredi soir, je suis allé à la fête organisée à l'université pour la semaine de l'Histoire des Noirs. Vers 21h, j'ai retrouvé Charlotte dans le hall du pavillon Jean Brillant. Nous avons papoté et chanté du Jean-Jacques Goldman et du Michel Fuguain en attendant que le reste de la gang arrive. Heureusement, le vigile du poste de sécurité avait des nerfs d'acier. On aurait dû essayer du Florent Pagny pour voir si on pouvait le pousser à bout. Kalila est finalement arrivée avec une amie à elle, et nous avons décidé de nous rendre dans la salle où nos autres connaissances devaient nous rejoindre. A l'entrée, nous avons eu la désagréable surprise d'être accueillis par des membres de la sécurité qui nous ont imposé une fouille au corps. C'est la première fois que je voyais une telle chose depuis que je suis arrivé au Québec. Kalila aussi. Et elle est ici depuis cinq ans.
La salle a commencé à se remplir, et Aline est arrivée accompagnée de son ami Christophe, suivie de nombreuses autres personnes de la bande, qui s'élargit décidément de jour en jour. Nous avons pu alors assister à un défilé de mode qui présentait les différents costumes traditionnels antillais sur le rythme de la biguine. Derrière nous, deux jeunes filles blacks faisaient des commentaires désobligeants sur la manière dont dansaient les blanches. Le problème est que certains blancs comprennent le créole. C'est le cas d'Aline qui a assez mal pris la chose. Il n'y a hélas aucune raison pour qu'il y ait moins de racistes chez les noirs que chez les blancs.
Heureusement, le reste de la soirée s'est avéré beaucoup plus décontracté. Trois adolescentes nous ont fait une démonstration de la secousse, une danse qui semble épuisante mais très belle à regarder. Et puis nous nous sommes tous mis à nous trémousser en fonction de nos aptitudes respectives sur la musique diffusée par le DJ. Cette soirée de détente après une semaine de folie m'a fait le plus grand bien.