Maudit Français

Incertitude professionnelle

Ces trois dernières semaines, j'ai travaillé sur la traduction d'articles informatiques pour une maison d'édition siégeant à Paris. Même si cette tâche ne ne monopolisait pas toutes mes journées, je n'ai pas vraiment pris le temps de prospecter les entreprises québécoises, ni même de finir mon CV. Je me pose en ce moment beaucoup de questions sur mon orientation professionnelle. Après avoir été salarié pendant dix ans, je songe en effet de plus en plus à devenir travailleur indépendant, afin de pouvoir choisir librement mon emploi du temps et mon mode de fonctionnement.

Une première option est de continuer à écrire des articles pour l'entreprise française avec laquelle je travaille actuellement, et de me lancer en parallèle dans le développement de sharewares pour Macintosh. J'ai aussi quelques projets d'écriture que je repousse depuis des années. Le problème est que je n'aurai toujours aucune expérience québécoise dans mon CV. Cela risque d'être handicapant si je décide dans quelques mois de chercher un emploi salarié, la maison d'édition n'ayant plus besoin de moi et mes programmes n'ayant pas eu le succès escompté.

Une seconde option est de chercher un emploi salarié tout en continuant mes activités rédactionnelles, et réduire ces dernières quand j'aurai trouvé un poste. L'aspect positif de cette stratégie est que je pourrai justifier d'une expérience québécoise. Je pourrais en outre constituer un réseau de connaissances qui se montrerait bien utile si je décide plus tard de me lancer en freelance. Je garde toutefois un souvenir mitigé de l'époque où j'étais à la fois développeur à temps plein et pigiste pour un magazine d'informatique, car je n'avais plus du tout de temps libre.

J'imagine que tout ceci se résume à un choix entre faire des choses qui me plaisent et bénéficier d'une relative sécurité.

Le plus ironique dans cette histoire est que la semaine dernière, j'ai été contacté par deux personnes à quelques jours d'intervalle pour me proposer un entretien d'embauche en France. La première appartenait à une agence de recrutement cherchant un développeur web pour le site d'un groupe de presse informatique. La seconde travaillait aux ressources humaines d'une SSII et me proposait de rejoindre leur pôle de services Open Source.

Quand je pense aux difficultés que j'ai eu à trouver un travail de développeur lors de ma dernière année en France, notamment parce que je n'ai pas le sacro-saint diplôme d'ingénieur, je ne peux m'empêcher de rire jaune.