Maudit Français

Ma job

Suite aux interrogations des lecteurs de ce blog, il est de mon devoir de révéler quelques détails supplémentaires sur mon nouvel emploi. Contrairement à la campagne de calomnie qu'a tenté de lancer dans les commentaires un obscur guitariste éleveur de gobelins, je ne travaille pas du tout pour une société spécialisée dans la diffusion d'images à la chasteté discutable, mais pour un gros acteur du secteur touristique. Pour être plus précis, j'ai été embauché par une entreprise de consultants en informatique qui cherchaient en urgence un développeur pour ce poste. Ma tâche consiste à corriger les erreurs et ajouter des fonctionnalités à un vénérable système informatique, en attendant que la nouvelle mouture soit mise en place. Cette activité somme toute assez peu gratifiante est compensée par un salaire supérieur à tous ceux que j'ai pu toucher en France, et théoriquement des perspectives professionnelles plus intéressantes lorsque ma première mission sera achevée (dans quelques mois, voire années, mais bon). Côté conditions de travail, j'ai retrouvé toutes les spécificités des grosses entreprises que je n'avais pas connues depuis longtemps : immense salle de cafétéria, processus rigoureux de mise en ligne des nouveaux projets, remplissage hebdomadaire de fiches de temps, et délai de trois ou quatre jours avant que les administrateurs réseau daignent m'ouvrir un compte pour me connecter sur mon ordinateur et me créer une adresse de courriel. Mes collègues sont plutôt sympathiques, et je disposerai visiblement d'une grande autonomie pour gérer mon projet, ce qui correspond tout à fait à mes attentes. J'aurai sûrement beaucoup de choses à dire sur les particularités du monde du travail québécois dans les semaines qui viennent. Bien conscient de l'austérité de ce billet, je promets cependant d'aborder la prochaine fois un sujet bien plus léger.