Maudit Français

10 choses auxquelles j’ai du mal à m’habituer au Québec

Les toilettes publiques vraiment publiques

Dans la plupart des collectivités publiques ou privées que j'ai pu visiter, les différentes cuvettes de toilettes ne sont pas séparées par un mur, mais par de simples cloisons placées à 30 centimètres du sol et mesurant environ 1m 50. Résultat, on peut voir les pieds de son voisin quand on est sur le trône, et on s'attend à chaque instant à voir un géant passer sa tête au dessus de ces dérisoires séparations pour faire coucou. Moi, ça me bloque.

Ne pas pouvoir mettre moi-même mes courses dans les sacs au supermarché

De nombreux magasins tels que Métro et IGA emploient spécialement des gens pour mettre les courses des clients dans des sacs plastiques à la sortie des caisses. Cette initiative part sans doute d'un bon sentiment, mais peut s'avérer assez gênante pour les personnes qui, comme moi, souhaitent ranger elles-mêmes leurs achats. Doit-on prendre le risque de blesser l'employé en lui disant que l'on souhaite se passer de ses services ?

Ne pas avoir de réponse quand je dis bonjour à mes voisins

En France, il est fréquent de dire bonjour à ses voisins dans l'ascenseur, même si on ne les connaît pas. Les personnes qui s'abstiennent de répondre passent généralement pour impolies. Il a fallu que je prenne plusieurs vents avant de comprendre que cette coutume n'a pas cours au Québec. La majorité des gens sont presque effrayés lorsqu'un inconnu les salue.

Les bâtiments trop chauffés en hiver et trop rafraîchis en été

Quelle que soit la saison, entrer ou sortir d'un édifice au Québec a toujours été pour moi l'occasion d'éprouver un violent choc thermique. La climatisation et le chauffage semblent systématiquement réglés trop forts. La température externe idéale pour un être humain est paraît-il comprise entre 22 et 24 degrés. Pourquoi ai-je l'impression que les bâtiments sont maintenus à 15 degrés en été et à 30 en hiver ?

Compter le nombre de transactions bancaires

Les banques québécoises facturent la plupart des transactions : paiement par carte, retrait d'espèces, émission d'un chèque, etc. Chaque compte inclut un forfait pour un nombre d'opérations gratuites, mais celui-ci est généralement peu élevé. Quand on a l'habitude des transactions illimitées, il faut une certaine vigilance pour ne pas enrichir involontairement son banquier et s'appauvrir par la même occasion.

Les immeubles sans treizième étage

Cette particularité architecturale fort fréquente à Montréal est un affront à mon côté rationnel, qui refuse que l'on interrompe une belle suite incrémentale pour une simple question de superstition.

Devoir attendre mon tour pour laver mon linge

Mon immeuble propose une laveuse et une sécheuse pour une douzaine d'appartements. Trouver un créneau durant lequel ces dernières ne sont pas utilisées est parfois difficile. Je pourrais certes investir dans une laveuse personnelle, mais pour une raison inconnue, le règlement de la propriété interdit aux locataires d'avoir une telle machine chez eux.

Les magasins qui ferment à 17h le samedi

Je ne compte plus les fois où je me suis retrouvé bloqué à l'entrée d'un magasin parce que j'ai oublié que ce dernier ferme plus tôt le samedi. Heureusement, beaucoup restent souvent ouverts plus tard qu'en France les autres jours de la semaine, ainsi que le dimanche.

Calculer les taxes

Bien que je me défende en calcul mental, j'ai encore du mal à ajouter dans ma petite tête les taxes non incluses sur les étiquettes de la plupart des produits dans les magasins. Il faut me comprendre. Ces dernières années, j'ai dû passer du franc au dollar canadien, du dollar canadien au franc, du franc à l'euro et de l'euro au dollar canadien. Je n'ai pas besoin qu'on en rajoute.

Manger des OGM

J'avoue que c'est surtout l'idée qui me gène. Les aliments transgéniques n'ont pas un goût différent des autres. Je vis juste dans l'angoisse permanente de me réveiller avec une paire de tentacules, ou des antennes à la place des yeux.