Maudit Français

10 choses auxquelles je m’habitue parfaitement au Québec

Le vrai service au public

En tant que Français, ancien Parisien de surcroît, j'apprécie d'être agréablement accueilli par la plupart des administrations publiques et des services client des entreprises. Il arrive bien sûr que l'on tombe sur des employés odieux, mais c'est relativement exceptionnel, alors qu'il semble bien que ce soit la règle dans mon pays d'origine.

Utiliser ma carte de paiement dans les supermarchés quel que soit le montant

La quasi-totalité des magasins français impose un montant minimum pour pouvoir payer par carte bancaire. Le système Moneo inventé pour combler cette lacune n'est pas du tout pratique. Au Québec, je peux sortir ma carte Interac même si mon achat se résume à trois boîtes de pâté à 49 sous pour Crapulax. Mieux, je peux demander à la caissière d'ajouter 40 $ à ma facture et me donner la différence en espèces.

Un environnement moins hostile

Lorsque l'on a vécu plus de dix ans dans la capitale française, les Montréalais passent pour des personnes très détendues. Les comportements stressants typiquement parisiens dans les transports en commun (blocage des portes du métro pour faire entrer les copains, personne nous poussant pour sortir du bus alors que celui-ci n'est pas arrêté et que l'on descend soi-même au prochain arrêt, ...) sont beaucoup moins fréquents ici.

Payer un loyer décent

A Paris, je payais plus de 1000 euros pour un appartement situé au seizième étage d'une tour qui en comptait 30, dans un quartier très bétonné. A Montréal, je paye un loyer deux fois moins élevé pour un appartement dans un bloc de trois étages entouré d'arbres et de pelouses. Ca change la vie.

Me sentir en sécurité

Quand on vient d'une ville française comme Paris, on a parfois l'impression que l'on peut se faire taper dessus pour un simple regard de travers (et mon expérience prouve que ce n'est pas qu'une impression). Il faut également être vigilant lorsque l'on retire de l'argent à un guichet dans un quartier touristique car les vols à l'arrachée sont fréquents. Je ne ressens pas ce besoin de vigilance constante au Québec.

L'interdiction totale de fumer dans les lieux publics

C'est un véritable bonheur de rentrer d'une soirée dans un bar sans avoir ses affaires qui empestent le tabac. Étant asthmatique, j'apprécie par ailleurs énormément de ne pas faire une crise au restaurant parce que son tenancier estime qu'un simple écriteau suffit à séparer un coin fumeur d'un coin non-fumeur.

Faire la queue devant l'autobus

L'attention particulière portée par la majorité des Québécois au respect des files d'attente est une bénediction. A Paris, j'ai toujours mal vécu la nécessité de contrôler mes arrières à chaque fois que je vais chercher mes croissants dominicaux à la boulangerie pour éviter qu'un rustre ne me passe devant.

Avoir un peu moins peur de me faire écrabouiller lorsque je traverse la rue

Il me semble que je me fais bien moins griller la priorité piéton depuis que je suis ici. Cela est toutefois loin d'être parfait, et il m'arrive encore trop souvent de pester contre des automobilistes prêts à risquer des vies humaines pour arriver 5 mn plus tôt chez eux.

Marcher les yeux vers l'horizon

Contrairement à Paris, où je devais prendre garde à chaque pas à ne pas marcher dans une crotte de chien, je peux désormais lever la tête et contempler les filles le paysage lorsque je marche dans la rue.

La neige

C'est mon deuxième hiver ici, et je ne me lasse pas du tout de la neige. C'est sans doute parce que je n'ai pas de voiture.