Colloque

  • Posté le : 04/05/2007 - 16:29
  • par : Yann

Après avoir hésité entre une soirée piscine avec des amis et une soirée bière entre collègues, choisir la seconde opportunité par pure paresse et désir de socialiser davantage avec ces derniers. Aller au Saint-Sulpice parce que la terrasse du Sainte-Elisabeth et bondée. Parler avec ses camarades de la différence entre le Français de France et du Québec, des Amérindiens, des lieux à visiter à Paris, d'architecture objet et de bars à danseuses. Ne pas insister lorsque le formateur français qui paye sa tournée ne donne pas de pourboire à la serveuse, croyant qu'on le charrie quand on lui dit que le service n'est pas inclus. Le soir venu, quitter la terrasse où il commence à cailler pour se réfugier à l'intérieur. S'installer à une table donnant sur le balcon autorisé aux fumeurs. S'amuser de ses collègues qui notent l'esthétique des serveuses et garder ses propres évaluations pour soi. Délirer avec une fille d'Abitibi hilare, chaleureuse et saoule qui s'invite à la table, et dessine trois fois de suite un plan du Québec en forme de poire sur un emballage de gommes déplié pour démontrer qu'elle habite loin de Chibougamau. Ecouter avec scepticisme la serveuse venue demander une clope expliquer comment un système de vente pyramidale qu'on lui a proposé lui apportera la richesse sans fatigue. Constater avec étonnement que l'on en est déjà à sa septième pinte de Boréale blonde alors que l'on a pas soupé. Aller six fois aux toilettes dans la soirée victime des effets diurétiques de ladite boisson. Quitter le bar vers une heure. Prendre la ligne orange et se souvenir soudain qu'elle ne passe pas par Côte-Des-Neiges. Descendre à Snowdon et continuer le voyage à pied, profitant du calme de Montréal la nuit. Donner au passage des tapes amicales aux parcmètres, aux arbustes et aux poubelles. Soulager sa vessie à mi-chemin derrière un bloc. Appeler trois fois sa blonde pour ne pas qu'elle s'inquiète et raccrocher deux fois par erreur en s'appuyant sur le bouton carré du téléphone public. Arriver finalement à la maison vers deux heures du matin. Manger un morceau et boire un litre d'eau pour prévenir les futurs maux de tête. Rédiger un billet pour son blog. Se relire le lendemain afin de s'assurer que l'on n'a pas écrit trop de conneries et les poster quand même.

Commentaires

Je dirais même plus : Se relire le lendemain afin de s'assurer que l'on a pas FAIT trop de conneries..

Tofsi> Je ne me souviens pas en avoir faites, mais est-ce forcément bon signe ?

Si au moins t'avais mangé une poutine ou un smoked-meat à 3h45 am, ta soirée aurait été plus complète!!!!!

Mais ton foie n'aurait pas vraimen aimé ça...

[...] mai 10th, 2007 by Ian alcool géographiePour ceux que ça intéresse, voici à quoi ressemble le Québec dessinée par une Abitibienne (Abitiboise ? Abitibaine ?) sous l’emprise de l’alcool. Je suis très reconnaissant à mon collègue d’avoir scanné et envoyé ce souvenir d’une sympathique soirée. [...]

Salut Ian!!!

On dirait qu"il y a pénurie de prof de géo en Abitibi ou bien il dispensent leur cours par un cuisinier qui a lu le "national geographic", préalable à l'embauche pour ce job là-bas!

Ajoutez à cela, 6-7 Balck labels et 5-6 "shooters" et on mélange la géo avec les cours d'arts culinaire!! Ahh! La misère des régions!!!
Deux verres de plus et tu l'avais en couleurs!!! La poutine et les bières ne font jamais de jolis tons , encore moins l'odeur... pouahh!!!

Qu'est-ce que ça aurait été si elle t'avais dessiné la France?!!

Faites vos suggestions!!!

Alain

P.S. Ça m'a fait plaisir de te connaître à la rencontre pour les présidentielles au Café Méliès.