Egosurfing

  • Posté le : 12/08/2007 - 06:41
  • par : Yann

J'interromps fugitivement mes vacances rédactionnelles pour vous informer que mauditfrancais.com est mentionné dans un article du Wall Street Journal Online. Son auteure Fannie Olivier a obtenu pour celui-ci le deuxième prix du Daniel Pearl Award organisé par le magazine et l'École de Journalisme de Sciences Po.

Une première mouture de ce texte traduite en français et laissant un peu plus de place à mes élucubrations est accessible sur le site Immigration Here & there.

Bon, je me recouche.

Commentaires

Jean-philippe, tu es fidèle à toi-même. Tes messages sont haineux, irrespectueux et insultants. Pourtant, tu me le reproche. Tu as tous les travers que tu m'attribues. Il te manque juste le miroir.
Certains savent débattre, d'autres non.
Sujet clos me concernant.
Salut.

Pour avoir suivi des discussions sur immigrer.com, j'ai pu souvent constater, Jean-Philippe, que tu étais aussi entêté. De plus, tu manques souvent également de respect envers tes compatriotes.

Sur immigrer.com, mieux vaut être un intégriste de l'intégration car tout ce qui pourrait écorner l'image du Québec est banni. Cela va même jusqu`à ridiculiser les Français, notamment ceux qui choisissent par exemple de mettre leur enfant dans une école française ou bien qui s'ennuient du poisson frais des étalages.
Je me souviens de ce fil de discussion sur l'éducation où tu ne voyais que des avantages à comparer le système québécois au système français.

On en reparlera dans quelques années quand tu auras une famille. Tu te frotteras davantage aux valeurs locales.
Tu passeras également plus de temps chez le médecin.
A moins que les femmes québécoises très féministes te font peur...

A noter qu'il y a des ex-membres d'IC qui étaient peu-être beaucoup plus objectifs que Yann. Les membres de la secte d'immigrer.com les ont pourtant lynchés aussi.

On peut par exemple parler de ce blog :
http://www.gabuzomeu.com/quebec/

Le respect, la tolérance,ça n'existe pas que dans un sens.

> Cela dit, trop de gens sont morts pour la “Liberté de Penser et de Dire” pour que je les sacrifie à un politiquement-correct de pimbèche.
LOL!!! Non mais tu t'es lu là??? Tu es sérieux?? Yann T, grand défenseur des opprimés de ce monde!!! Laisse moi le temps de m'en remettre... franchement! :) :D

> Le problème est que les Francais sont détestés au Québec depuis 1763, depuis la défaite de Montcalm.
OMG... J'ai trouvé ton problème Yann: tu es simplement parano!! Ça se soigne tu sais!! ;)

Allez salut :D

Anonyme/Yann T.> Tu parles à la troisième personne maintenant, ou c'est ta femme et tes enfants qui ont repris le clavier ? J'espère que tu n'essayes pas de lancer un débat sur la légitimité comparée des blogs et de la presse car ça trolle déjà suffisament là.

J'ai supprimé le commentaire de "Anonyme" à sa demande.

> Personnellement, je trouve que depuis quelques temps, le MICC a calmé son ardeur et fait moins de propagande. Je vais quand même aller à une réunion pour vérifier. Tant mieux s’ils avertissent les immigrants. Chacun est libre. Mais c’est le mensonge que je trouvais odieux. S’il diminue, grace ou non à iC comme à d’autres sites, tant mieux.

On vient quand même d'apprendre que le gouvernement souhaite augmenter de 30 % le nombre d'immigrants pour les 3 ans à venir. A mon avis, non, la publicité ne va pas s’arrêter comme ça s'il veut atteindre cet objectif.

De plus, avec l’histoire des accommodements raisonnables et aussi du débat actuel sur l’immigration, le Québec va sans doute chercher à accueillir des immigrants qui « s’intègrent » le mieux possible à la société québécoise. Donc, peut-être de nouveau des Français (???).

En même temps, avec l’arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir, la France redevient peut-être un réel attrait pour les français qui vivent à l’étranger.

C’est certain. On n’a donc pas fini de croiser des français à l’aéroport de Dorval dans un sens ou dans l'autre.

Je te l'ai pourtant dit deux fois Yann T. : la haine attire la haine. Ne t'étonne donc pas de récolter ce que tu sèmes depuis des années.

Eh bhé ça a l'air joyeux ici...

Moi, j'ai une idée pour en finir avec ce débat (un peu stérile, selon moi, sur c'est qui le plus ou le moins heureux...)

Vous pourriez baisser vos pantalons et regarder qui est-ce qui a les plus grosses gosses. Celui qui possède le plus gros engin gagne!!!!!

Hiiiii! ahhhhhhh!

cordialement,

seb> Tu ne vas peut-être pas me croire mais j'ai eu exactement la même idée :-) .

C’est vrai que l’immigration au Québec, ça ressemble parfois à un concours de celui qui est le plus heureux, qui a le mieux réussi, qui est le plus intégré.
C’est assez propre aux français. Pour certains, cela va même jusqu’à renier leurs valeurs, leurs origines et casser du sucre sur le dos de leurs compatriotes. Je trouve cela un peu dommage.

Moi, j’ai les plus belles photos de balade en raquettes. Nanananère.;-)

De toute façon, mon pèr' il est + fort que ton pèr'!

T'var ta gueul' à la récré...

Ben, c'est ça, le bonheur est difficilement mesurable par des stats économiques ou autres. Il y a des gens qui sont parfaitement heureux avec le peu qu'ils ont et des millionaires qui sont désespérés par le vide de leur vie (ça fait un peu psycho à 5 sous mais bon...). Je pense que c'est la même chose pour les immigrants, il y en a qui trouve leur voie ici et d'autres qu'ils ne se sentent pas heureux ici, et c'est leur droit le plus fondamental.

Là où je débarque, c'est quand on commence à dire:"Je suis malheureux pcq l'urgence de l'hôpital st-luc est débordée (je vous dit, il y a l'hôpital st-mary's...), pcq la rue lacombe est remplie de nids de poule et qu'il ne reste plus de baloné au maxi." Le bonheur, quant à moi, un état d'esprit caractérisé par l'atteinte d'un équilibre mental qui en résulte une paix interieure (est-ce que je viens d'écrire ça????). Si tu es malheureux, il y a juste toi qui peut remédier à cela.

Bref, je ne changerai pas le cour des choses...

Que Bouddha soit avec vous!

Philosophiquement,

PS: Je ne suis pas un fan d'ésotérisme...

Vivre à 5 000 km des siens, notamment lorsqu'on a des enfants, cela ne pourra jamais être le bonheur total. C’est ce qui explique que malgré une intégration plutôt bien réussie pour la plupart d’entre nous, il y aura toujours une espèce de vide difficile à traduire en termes de sentiments. A la mort d’un proche, à la naissance d’un bébé, on sera d’autant plus touché par notre éloignement.
A mon avis, l’immigrant doit inévitablement se contorsionner pour profiter d’un bonheur qui est parfois somme toute assez illusoire quand on y pense : le bonheur de réussir professionnellement, le bonheur d’acheter une maison en banlieue, le bonheur de se sentir intégré, etc. Il aura même tendance à se mentir un peu à lui-même pour se persuader qu’il est heureux. Et puis les années passent et se ressemblent.
Le bonheur matériel, on peut le trouver partout. Le bonheur tout court, c’est plus difficile. Se rendre au mariage d'un ami, assister à la naissance d'une de ses nièces, voir ses enfants heureux de partir en vacances avec leurs grands-parents...Bref, le bonheur, c'est simple mais vachement plus compliqué quand on est loin des siens.

Quant aux nids-de-poule à Montréal, je te ferai quand même remarquer qu'ils débordent largement de la rue Lacombe et les mois d'attente pour se faire opérer ne sont pas bien meilleurs à St-Mary qu'à St-Luc. Question de perception peut-être ?

En tout cas, le bonheur, il se construit au quotidien. Savoir qu'on peut se faire soigner suite à une chute dans un nid d'autruche, c'est quand même plus rassurant et tout d'un coup, ça me rend heureux. Non ?

Indeed,

Je ne connais pas la liste des opérations mais l'hôpital st-mary's possède l'un des temps d'attente à l'urgence les plus courts dans la région de Mtl. Mais ce n'est pas le but de mon message...

Il est indéniable que le facteur sécurité est essentiel dans l'atteinte du bonheur:l'assurance qu'on va pouvoir se faire soigner, emploi stable, quartier sécuritaire, etc. Ce que je voulais dire, je pense (bon je suis pe mal placer pour parler...)que si tu es bien avec qqun qquepart, tu vas persister à rester à cet endroit.

Dans le cas où tu ne sens pas attaché à cet endroit, tu te dis que tu pourrais vivre une autre xp ailleurs. Ça dépend du niveau d'enracinement, je pense.

Bon, je peux être dans le champs aussi...

Cordialement,

SEB > ...et qu’il ne reste plus de baloné au maxi.”

C'est quoi un baloné ?

(Vivement mon mariage et mes 12 accouchements, que je sois enfin heureuse !) :p

Les Français heureux au Québec, ça existe!...

Je m’étais juré de ne pas parler à nouveau de lui, mais me voilà presque obligé d’évoquer son nom et ses propos à nouveau. L’occasion pour moi de faire le point, de débroussailler ce qui peut représenter, selon moi, l’i...

Les gens d'IC peuvent prévoir si des ponts s'écroulent!
niceeeeeeeeeeeee

Avez-vous prévus l'effondrement aux USA?

Sinon Yann T. : Je trouve ça très drôle de critiquer JP pour ces insultes sachant que tu m'as gentillement insulté à plusieurs reprises.

Je suis désolé IAN je réagit au compte goutte j'ai 70 commentaires à lire

" L’immigration, ce n’est pas une partie de plaisir pour un couple ou une famille. Il faut quand même le savoir et ne pas l’ignorer. Certes, ce n’est facile nulle part, même chez soi, mais pour affronter l’épreuve de l’immigration, il faut être fort."

Pensez-vous qu'il est facile d'immigrer à Paris?
j'en ai vu des divorces et des mécontent Québecois à Paris, par contre, avec de la tenacité, il est possible d'y arriver malgré le fait que depuis 6 ans l'on se fait traiter de Caribou ou de Bucheron. (en contre partie du MAudit Francais)

WOw jsuis passé au travers
Je terminerai par une mise au point
"> Le problème est que les Francais sont détestés au Québec depuis 1763, depuis la défaite de Montcalm.
OMG… J’ai trouvé ton problème Yann: tu es simplement parano!! Ça se soigne tu sais!! ;)"

Je suis Québécois, et je n'ai jamais, jamais vu un autre Québécois détester les francais a cause de la defaite de montcalme, la mode est plus a detester (je dirais plus teaser) les vainqueurs, les anglais.

et avant de traiter les quebecois de rascistes
Yann T. , tu devrais te relire et aussi regarder la situation en France (parce que si tu es un portuguais une europeene de lest ou nimporte quel etranger a paris tu peux bien aller te faire foutre par la majorité)

IO> Mes brebis égarées, hors de la terre, point de salut! Et surtout n'oubliez pas, le ciel est bleu et l'enfer est rouge! Votez Duplessis!

(cf. un excellent film des Cyniques, IXE-13)

Le baloné de l'anglais baloney, aussi appelé steak des pauvres ou saucisse de bologne, est un type de charcuterie qui allie le goût subtil de carcasse de boeuf et de parties de porc ou de poulet non-utilisées. Se marie très bien avec la moutarde "hône", deux tranches de pain blanc, un pepsi diète, un ptit chip au vinaigre, un Jos Louie et un Jounal de Mourial.

Fait à noter, le dit journal peut servir d'allume-feu, de tapette à mouche et même de papier hygiénique! (c'est ce qu'on appelle de l'otpimisation du cycle de vie de produit, wow!)

hhhiiiiiiiiiii! aaaaaaaaahhh!

Cordialement,

Seb > Ach, je comprends mieux maintenant... Etant herbivore, je ne risquais pas de connaître ce mets par moi-même :D
Mais je me contente du reste, même de cheddar ;)

Mon bilan de ma vie au Québec tiré de IC.

Mon profil :
Très atypique en France, un peu moins ici, bien qu'ayant un nom d'adoption italien, je suis breton de souche au moins depuis 1700, avant, je ne sais pas ;) Ma famille fait partie de la branche des bretons aventuriers (un arrière grand-père a fait fortune au Mexique). Mes parents sont nés hors de France, une de mes grand-mères est née à Saïgon et toute ma fratrie(5) sauf le dernier est née à l'étranger. Je suis personellement né au Cameroun. J'ai une enfance totalement nomade, je n'ai pas rencontré pire comme instabilité géographique et familiale (Cameroun, Côte d'Ivoire, Sénégal, Mauritanie, Arabie Saoudite, va-et-viens France-Afrique divorce, scolarité anarchique...), comme dirait un local : dysfonctionnelle au boutte et sapad'allure ! Et contrairement à ce que beaucoup de français imaginent, les colonies ça n'avait rien d'un temps béni, c'était pas mal rude, je me souviens avoir pleuré - j'avais 8 ans - en voyant un drapeau français "quand c'est qu'on retourne en France", j'ai aussi pas mal vécu de persecutions anti-blanc et anti-catho en terre d'Islam ou en territoires en cours d'islamisation (comme la Côte d'Ivoire).

Malgré ce mélo non-fictif, j'ai miraculeusement pu décrocher un ou deux diplômes qui sont bien cotés en France, mais n'ai jamais réussi à construire une vie standard (type maison, femme, enfants, carrière stable...). Au moment de quitter la France, j'étais sans emploi et orphelin dans une branche de famille "maudite" qui ne s'est jamais totalement réadaptée à la métropole.

Voilà, le fond du tableau est peint, laissez sécher.

Mes raisons :
Je n'ai jamais pu totalement adhérer à une certaine mentalité des sédentaires français, que ce soient les traditionnels de la haute, les fumeurs d'exotisme post-68 humanistes, les non-intégrés enragés ou les consanguins des campagnes. Je n'ai pas trouvé ma place, j'étais toujours une pièce rapportée. L'île de la Réunion où ma mère a vécu m'a tenté à une certaine époque, et puis non, trop loin, trop île.

Donc une part de fuite et un certain côté ours, recherche de désert, d'espace, de "vivre autrement", de "changer de mentalité ambiante", un ras-le-bol de l'immobilisme, de l'agressivité et d'une justice à deux vitesses, ras-le-bol d'être la vache à lait qui n'a qu'un droit, celui de fermer sa gueule, ras-le-bol de vivre chichement genre ingénieur ukrainien, de me faire insulter par des ptits cons de 14 ans que tu peux pas gifler au risque de finir au trou. J'imgine que d'autres voient de quoi je parle.

Les formalités et le départ :
Je n'ai pas à me plaindre de ce côté là, mis à part les délais de traitement de dossier, ça a été assez lent pour la sélection québécoise avec des documents manquants, très rapide pour la partie fédérale, l'obtention du visa sur mon passeport a été un moment d'euphorie. En tout, environ 18 mois. J'avais totalement occulté les règles en matière d'ordres professionnels (Ordre des Ingénieurs du Québec), tout ce que je voulais c'était : partir le plus loin possible, et le plus tôt possible. Vente d'une partie de mes biens (pas lourd), le reste au garde-meuble, 3 valises bien pleines de vêtements et documents plus ou moins utiles.
Pour la petite histoire, je n'avais pas un rond pour partir et j'attendais ma part d'un héritage douloureux, j'avais quelques dettes fiscales significatives, toute ma part à pris la direction du fisc. Raison de plus pour partir, il n'auront plus jamais une cahuète de moi vivant ! (je souligne que la mécanique froide et pratiquement tyrannique du fisc est d'autant plus cruelle avec la vache laitière que celle-ci est grasse ou n'a pas le profil type du sédentaire financièrement stable) Me voilà donc dans un terminal d'orly avec... $2000 en poche ! C'est maigre, et comme mon inconscience n'est pas chronique, autant dire que je ressentais une anxieté visible.

L'Arrivée ! (Fin Avril 2004)
C'est là où mon témoignage diffère de la majorité.
Je n'exagère pas : j'ai vraiment failli vomir.

Pour ceux qui ont développé une certaine spiritualité, outre l'horreur de mes premières impressions visuelles, j'ai eu un sentiment très profond et très lancinant, comme une voix intérieure qui criait "Cet endroit n'a aucune âme ! Qu'est-ce que tu fous ici, mon Dieu... qu'ai-je fait ?"
(là je ne parle que des premières heures après l'atterissage).

Si j'avais eu la moindre attache potable en France, je crois que je serais reparti sur le champ, le choc fut violent.

Les 3 premiers mois ont été très dur, je me suis senti perdu comme jamais, j'avais des ennuis de santé et pas moyen de voir un médecin, en France j'étais encore à peu près quelqu'un, ici je n'étais plus rien, plus rien qu'une détresse sur deux jambes, totalement invisible et muette.

1er choc : Montréal
Il y a quelquechose de terrifiant dans ces villes nord-américaines par leurs dimensions, on s'y sent nain, perdu, insignifiant, le piéton est une fourmi.

Il y a quelquechose de plus terrifiant encore à Montréal, surtout quand on débarque dans ce qu'on croit naïvement être le coeur de la ville pour la première fois, ça pue, c'est bruyant, c'est sale, et surtout, ne cherchez pas, il n'y a pas de coeur. Il n'y a pas de coeur de ville, et il n'y a pas de coeur de quartier. Si vous aimez la dolce vita des villes française, prendre un verre sur la Cannebière à Marseille, sur une place près de l'église à Colmar, Strasbourg, Nantes ou ailleurs (même à Paris où ya de jolis petits coins de quartier), ne venez pas, vous allez tomber de haut. Ici il n'y a pas de coeur, il n'y a que des routes perpendiculaires, et si vous trouvez une terrasse de café, ce sera inévitablement avec vue sur une rangée de voitures et des camions de chantier (des camions qui seraient interdits dans nos villes, trop bruyants), les éboueurs n'ont pas d'horaires précis, vous avez des chances d'en avoir un devant la terrasse, et on les entend sur un rayon de 400m, idem pour les ambulances, pompiers, nos sirènes françaises sont à peine audibles en comparaison.

Autre particularité de Montréal, c'est sale, je n'ai pas vu pire et j'en ai pourtant vu. Même Nouakchott, pauvre parmis les pauvres, avec ses terrains vagues, ses vaches en pleine ville, est plus propre, parce qu'on consomme peu, qu'on jette peu, que finalement la seule source de saleté est le sable que les vents balaient partout. Je n'ai jamais vu un mauritanien, riche ou pauvre, jeter une canette ou un carton par dessus son épaule, jamais vu des meubles et ordures en tout genre jetés en vrac sur le trottoir au pied de l'immeuble. Les mauritaniens sont 100 fois plus propres, plus raffinés.

Quant aux routes, on dirait qu'on sort d'une guerilla urbaine, trous, fissures, crevasses, bosses, creux... c'est pas des voitures qu'il faut ici, c'est bien des chars, même des blindés légers de type VAB ne tiendraient pas longtemps. J'ai vu des camps d'entraînement pour blindés qui ressemblaient à des circuits de F1 en comparaison !
Regardez les films US qui se déroulent dans des quartiers de seconde zone de LA ou NY, genre Terminator ou les séries des années 70, et regardez-les biens, habituez vous, le choc sera moins rude.

Sinon le schéma de la ville, globalement, c'est zone résidentielle, zone commerciale, zone industrielle, tout ça disposé au hasard des investissements immobiliers, des autoroutes qui traversent la ville en surplomb ou en tunnel. Seul le centre des affaires et la vieille ville font exception au modèle.

2ème choc : la santé
J'ai vu des médecins, des hopitaux en Afrique, en Arabie, en Europe, et croyez-moi, quelques soient leurs moyens matériels, ils sont humains, ils sont bons, si on ne guérit pas immédiatement, on se sent au moins rassuré. On parle, on écoute, on prend le temps, on est entre humains tout simplement.

Ici : durs, hautains, presque muets, sûrement incompétents pour une bonne proportion. (il y a des exceptions, certains hopitaux sont mieux que d'autres, il faut connaître)
À la fin du 1er mois, j'ai dû me rendre aux urgences suite à un problème de médication un dimanche matin à 7h00, j'étais au bord de l'évanouissement et en pleine détresse morale.
Après une attente longue et douloureuse, j'ai subi quelques examens et ai été parqué avec d'autres "mourrants" derrière un rideau en plein hall d'arrivée des urgences, sous perfusion dans un lit à roulettes... jusqu'à 16h00 où un médecin m'a examiné succintement et m'a déclaré apte à quitter l'hopital. Je ne savais absolument pas ce que j'avais, ce qu'ils m'avaient foutus dans les veines, je n'ai eu aucune aide, aucun conseil sur un éventuel suivi... rien, nada, j'ai pu juste obtenir une prescription pour des anxiolitiques en insistant auprès de l'infirmière qui m'avait supervisé (et qui était peu bavarde mais relativement compatissante), mes pulses étaient à 140.

Les dentistes : Attention, très cher. Sinon, un peu comme en France, il y a les bons et les moins bons, mais globalement c'est toujours pareil, ils ont plus de personnel mais ce sont, comme les médecins, avant-tout des techniciens, si t'as mal, pas eux.

3ème choc, les logements
Mélomane aux oreilles sensible ou sauvage en quête de silence, ne va pas à Montréal, ou alors prends une maison en périphérie.

Le type de construction est très bien adapté au climat, mais la notion d'intimité n'est pas intégrée. Les immeubles traditionnels sont en bois, isolant, briquettes, les cloisons entre les appartements, c'est du placo, entre les étages, un plancher en bois qui craque.

Au niveau qualité, ya vraiment de tout, mais pour faire bref, disons qu'il y a des appartements dont je ne ferais même pas un chenil, qui seraient classés insalubres ou qui ressemblent totalement à des squats (c.f. polars US). Alors oui, les logements sont moins chers qu'en France, mais pour trouver la même qualité, il faut savoir chercher, et on va tomber dans les tarifs de villes comme Nantes ou Rennes.

Surtout, conseil, ne croyez jamais un québécois quand il vous décrit le logement au téléphone, de un parce qu'ils n'ont pas la même notion du mot Qualité, de deux parce que le goût du beau est une notion assez spéciale ici, et enfin, de trois, parce qu'il ne faut jamais croire un québécois, j'ai mis 2 ans à comprendre, et même encore aujourd'hui, j'ai du mal à comprendre qu'on puisse faire du mensonge une valeur fondamentale de société.

4ème choc et pas des moindres : Les Québécois
Là je vais me faire un peu plaisir, je vais tenter de soigner la prose pour être éligible aux copier-coller ou à la citation dans un canard.

J'ai accumulé assez de frustrations et de faits divers en 2 ans pour leur dédier un roman de type psycho-drame.

Les Québécois ne sont pas méchants, je ne peux pas véritablement les sortir de l'humanité, même si ça m'a parfois traversé l'esprit. Ils sont radicalement différents, je dis bien, radicalement, ne vous fiez pas aux apparences, enfin fiez vous à ce que vous pouvez, parce que l'apparence est primordiale. Ils ne sont pas radicalement différents des français, ils sont radicalement différents de tous.

C'est ahurissant, c'est énorme. Pour être tout-à-fait honnête, pendant mes premiers mois ici, au bord de péter un câble, je me suis vraiment cru dans un asile, une maison de fous de la taille d'un pays, à tel point que j'ai cru devenir fou. Je sais aujourd'hui que ce n'était pas le cas, j'étais bien et je suis encore sur une autre planête.
Pour vous donner une idée, dans la première année, j'ai passé les vacances de Noël à Cuba, nid à touristes canadiens et particulièrement québécois. J'ai eu l'occasion de discuter avec des cubains, sympa, normal, humain, on se racontait des choses. J'ai eu aussi l'occasion de discuter avec des autochtones du Québec (indiens) qui avaient un buisness touristique dans le nord, idem, sympa, ouvert, normal. Même scénario avec un couple d'anglais de Londres... On a discuté entre humains, normal. Pourtant cubains, amérindiens, anglais, français... on est pas mal différents, non ? Croyez-moi ou pas, je n'ai jamais senti ce niveau de communication avec un québécois.

Au risque de paraître simpliste, je suis obligé de généraliser, parce qu'il m'arrive de trouver des québécois où "ça passe" pas trop mal... ceux qui ont vécu (pas juste voyagé) ailleurs et ceux qui sont mariés avec une étrangère.

Le "Moi je" à tout bout de champ, c'est frappant au début, on se dit que c'est juste une tournure, non, c'est réellement le peuple le plus égocentrique que j'ai fréquenté. Et l'égocentrisme à ce degré, c'est pathologique. D'où une multitude de comportements secondaires dur à vivre au quotidien. La communication ne passe pas parce qu'on ne t'écoute pas. Pour le qc, une communication n'a que deux finalités : se mettre en valeur ou se mettre en valeur. En gros, tu parles, il ne t'écoutes pas mais il sait ce que tu penses et ce que tu vaux, pas grand chose à mon humble avis. (je dis ça au bout de 2 ans, je peux encore douter, mais pas avec les témoignages de ceux qui y ont vécu 25 ans). Donc je disais, il sait ce que tu penses et sait ce qui est bon pour toi, il conseille à tout bout de champ, c'est un sauveur en puissance (la je parle du schéma pathologique).

Traits importants à connaître:

Il n'y a pas de code de communication spontanée pour exprimer la colère ou toute forme de sentiment négatif. Elle est enfouie (je sais pas où ils la mettent) comme le reste. Au premier abord vous allez les trouver très expressifs, très volubiles, joyeux. Et vous allez ensuite vous apercevoir que c'est une comédie, il n'y a que du surfait. Ils souffrent sûrement 1000 fois plus qu'il n'y paraît ou alors ils sont complètement déconnectés de leur être profond. Ce sont d'excellents orateurs, ils ont un grand sens de la mise en scène, de la temporisation, des acteurs-nés. Ils supportent très mal les blancs dans une conversation, j'insiste, leur communication non-verbale est purement protocolaire, il n'y a pas la dimension presque animale que l'on connaît bien, toutes ces nuances du regard, du visage, les nuances en général.

On ne peut pas se fier à ce qu'ils disent. Ce qui compte pour eux c'est d'être à leur avantage au moment où ils vous parlent. Que ce qu'ils vous disent soit vrai ou pas n'a aucune importance, ce qui compte c'est que vous soyez satisfait et qu'ils aient eu plus d'attrait que le voisin. Généralement ils grossissent tout, ils sont passionnés des sushi, ils vivent à 200%, ils travaillent 12 heures par jour (il a fallu 2 interventions totalisant 5 heures pour remplacer une misérable valve de chauffage dans mon appart)... par respect pour certains confidents je m'arrête là.

Comme ils ont effroyablement peur de tout conflit, ils ne disent jamais non, mais le pensent presque toujours.

Une valeur importante étant la performance et l'irréprochabilité, ils ont très peur des questions, remarques, tout ce qui peut remettre en cause le fait établi qu'ils font vraiment pour le mieux, tout ce qui peut fragiliser cette base de certitudes sur laquelle ils évoluent. Paradoxalement, ils ne sont ni performants, ni irréprochables, loin de là. On touche là à la peur, à l'orgueil qui accompagne l'égocentrique, cette image de soi que l'on met en façade, mais toujours à un niveau intense, si intense qu'on se demande souvent si on ne rêve pas.

Donc sur un trottoir, le piéton qui arrive en face est seul au monde, il ne s'écarte pas, il a fallu quelques chocs de coudes ou d'épaule pour que je comprenne la méthode : faire comme eux, regarder pare-terre, faire comprendre qu'on se fout totalement de ce qui arrive en face. Dans le métro, les gens qui rentrent dans un wagon n'attendent pas que vous sortiez pour passer la porte. La règle est simple : moâ d'abord. Idem dans l'ascenseur.

Les regards fuient, généralement on vous regarde de haut ou pas du tout, mais vraiment pas du tout, vous n'êtes pas dans la même dimension. File d'attentes, si vous pouvez laisser un espace raisonnable entre vous et celui qui vous précède, vous pouvez difficilement contrôler celui qui vous suit, il va se mettre à 10cm, si c'est un couple, ils vont parler à 10cm de votre oreille, vous n'existez pas, vous êtes un obstacle, éventuellement un admirateur.

Voilà un aperçu, après 2 ans, je n'ai pas réussi à m'attacher à un ou une amie de ce monde-là. L'orgueil n'a aucun attrait à mes yeux, je ne peux pas être attiré par des gens qui vous font sentir qu'ils n'ont besoin de personne et qu'ils savent tout, qu'ils font tout mieux que les autres, que les français sont baveux. Les français que je vois débarquer à Montréal, sont 1000 fois moins baveux qu'eux, ils sont plutôt un peu hébétés, parfois critiques, mais il y a de quoi. L'orgueil permet de ne pas voir la réalité. La remise en question est rare. Jusqu'au suicide, au meurtre ou à l'asile, le québécois gardera son masque social d'invulnérabilité. Sachant que le social ne s'arrête pas ici aux lieux publics, je vous laisse imaginer.

Ils sont totalement dissociés, voilà mon diagnostic.

Quant à la société en elle-même, on pourrait en dire des tonnes, mais je crois qu'il y a déjà assez d'infos sur ce site. Contrairement à ce que disent beaucoup de mes concitoyens, il y a un humour québécois, mais c'est pas spontanné, l'humour de circonstance est rare. On prépare la joke, on la fait, et on rit de sa propre joke, c'est le protocole. Certains s'entraînent sûrement devant la glace.
Et contrairement à ce qu'on entend aussi, je ne les crois pas superficiels, ils gardent en dedans, mais ils communiquent de manière superficielle. D'où la méprise.
Ya vraiment une peur de se faire punir, de se faire fourrer, d'être médiocre, une peur qui alimente leur orgueil et qui les empêche de s'ouvrir vraiment aux autres.

Avec un égocentrisme de cette envergure, on développe toujours un double complexe de superiorité/infériorité, on pense que les autres nous voient inférieur et on s'épuise à leur montrer qu'on est supérieur : ça résume le québécois type. Le québécois ne s'aime pas, il se le fait croire.

Ya sûrement des causes sociales, historiques à ça, mais je suis pas sociologue, ni anthropologue, ni psy...

Le positif
Malgré tout, si l'on se fait à l'idée qu'on peut vivre ici sans se conformer à ce modèle d'individu, c'est viable, il faut chercher ses amis ailleurs. Certaines ethnies se conforment très vite à ce modèle individualiste, tout dépend du baggage culturel apporté. Si l'enfant naît ici, c'en est fait, tout est dans l'éducation. L'école française forme des jeunes aptes à juger, à raisonner, à débattre, elle ne forme pas des français. Ici on forme des petits québécois, c'est très différents. Entre une contine de maternelle et le "go go go, allez allez allez" d'une colonne de marmots attachés à une corde (même système qu'en Chine), ya une nuance perceptible, non ? C'est le positif, les enfants sont de bons citoyens, respectueux des lois et globalement polis, ils vous bousculent mais s'excusent.

Autre point positif, les services publics sont efficaces et ne font jamais grève.

Je peux énumérer ici tout un tas de points positifs, mais je me rends compte que c'est du matériel. Globalement on vit plus à l'aise, la disponibilité des services est plus grande, vous pouvez manger à toute heure, aller acheter des cigarettes à 2h du mat, on en oublie les horaires.

Le climat social est plus sécurisant, les conflits sont peu visibles, vous pouvez traverser la ville à pied sans que personne ne vous interpelle. On éprouve un sentiment de liberté individuelle, la police est relativement discrète, mais on ne plaisante pas avec eux, ils sont efficaces et ne portent pas à rire, j'ai pu les voir à l'oeuvre pour appréhender un ivrogne, sans un mot, à deux, comme on neutralise une sentinelle, sans un bruit sans un heurt, efficaces. Ici, un délit est un délit, point. Ya un barème, et il est appliqué, c'est mécanique. Les prisons sont paraît-il très bien gérées.

Pour ce qui est du travail, si vous en trouvez un bon, je veux dire, un à la hauteur de vos compétences, vous êtes verni. Dans ce cas, même si vous avez moins de vacances, le rythme est globalement moins soutenu. Vous avez en général plus le loisir d'organiser votre journée (sauf les jobs de service au public), c'est très individuel... tout dépend du job et de l'entreprise. Certains bilans développent plus ce sujet, il ne m'inspire pas plus que ça. L'ambiance est très perso, on discute de platitudes et personne ne s'attache à personne vu que n'importe qui peut disparaître du jour au lendemain. On vient pour bosser, sans protocole, on ne sert pas la main, c'est du temps perdu, on mange sur un coin de table, on part sans dire au-revoir, on s'envoie des mails, on a pas beaucoups de temps à vous accorder si vous avez des questions... globalement vous prenez le modèle d'individu décrit précédemment et vous l'appliquez au monde du travail. C'est le système universitaire individualiste projeté jusqu'à la retraite. Beaucoup de mobilité.

Conclusion : je ne sais pas...
Économiquement et matériellement, tout me pousse à rester ici, j'ai dû attendre 18 mois pour être admis à l'Ordre des Ingénieurs du Québec et dans un an je peux entammer les démarches pour être citoyen canadien. Comme je ne suis pas un ambitieux de nature, je vais tendre vers le job où je me sens le mieux, qui me laisse le temps de vivre à côté (écrire par exemple... ha ha)

Affectivement et socialement c'est pas évident, mais j'ai connu pire et je commence tout juste à terminer un deuil qui a commencé 1 an avant mon départ de France, donc je me dis que ça ne peut que s'améliorer.

Je crois que c'est le meilleur scénario, arriver ici au plus bas, vous ne pouvez que remonter. Arriver ici en winner et vous allez vous prendre des baffes dans la gueule, tôt ou tard, à moins d'être hyper tactique.

Dans mon cas, un retour serait une deuxième épreuve, ça ne me tente pas pour l'instant, j'essaie d'accepter les choses comme elles viennent, saisir les chances, lâcher prise.

Mais comme j'aime le dire :

L'anglo-saxon réfléchit puis parle,
le français parle puis réfléchit,
le québécois parle puis parle, mais c'est l'fun.

Bruno> As-tu eu des relations avec des Québécois en dehors du travail ? J'ai des amis québécois et je ne les perçois pas du tout comme tu les décris.

Dommage que vous ne soyez ni Uzbek, ni Rica en goguette à Paris (cf: Montesquieu et ses Lettres Persanes) au moins auriez-vous traduit de manière badine et légère les travers de votre nouvelle société non pas d'acceuil mais de choix...(Ne me dites pas qu'on vous y a trainé de force...ce serait une preuve «de plus» de votre «faiblesse»)et peut-être auriez-vous pu analyser en profondeur les raisons de votre mécontentement. Si j'étais désillusionnée au point où vous l'êtes, je me serai «tirée» depuis longtemps au lieu de verser des litres de bile sur ce «désastre de Québec» où je ressens un si grand «mal-être». J'aurai retrouvé la mère patrie irréprochable qui vous sert de critère de comparaison, si je comprends bien.
Il faudrait surtout que vous soyez capable d'analyser:
1-Les raisons PROFONDES qui vous ont fait quitter cette France idéalisée
2.Les raisons non MOINS PROFONDES qui vous font stagner dans cette province peuplée d'ignares que vous dénigrez et où il ne se passe rien d'assez fort pour que vous vous y sentiez heureux
3. Les raisons TRÈS TRÈS PROFONDES qui vous font chiâler NON-STOP mais qui ne vous conduisent pas à agir pour améliorer votre sort.

La désillusion est humaine mais il ne faut pas s'y noyer en ne cherchant pas de bouée de sauvetage.
Vous êtes l'artisan et le maître de votre destin.
Si le Québec et les québécois vous «puent au nez», «SACREZ VOT' CAMP, TRIPLE NIAISEUX»...ET PUISQUE VOUS VOUS RENGORGEZ DES CITATIONS DU WALL-STREET JOURNAL...PARLONS ANGLAIS....GET A LIFE, L.....!

Bruno, j'ai commencé à lire ton super roman à la Yann T.

Super joli tout ça, se casser sans boulot, sans s'informer, fuir, tout seul, avec 2000$.

Sais-tu ce que sait d'immigrer en France?

Pendant un an, j'ai du surmonter pleins de pb, seul...

Sais-tu ce que c'est d'avoir avoir avec les douaniers francais, l'administration francaise, aller au resto seul pendant 2 mois avec son accent de touriste et se faire garocher sa gamelle?

Non jcrois pas, en lisant tes premiers paragraphes, on voit bien que tu es parti sans te preparer et surtout que tu n'as pas su relever le défi de louverture desprit... Des le depart tu etais pourri par ton innoncence, tu jugeais deja ces gens qui tacceuillaient .

Tes pb sont propres a toi, a ton maletre personnel...

De plus traiter Montreal de ville sale, franchement, tu es deja allé a paris?

Et la Cannebiere à MArseille, ... vmt pas de koi s'exciter, je prefere l'avenue du Mont-Royal, ou la rue St-Jean...

Ton discours ne tient pas debout pour des gens comme moi, comme la majorité des francais qui ont fait comme toi et qui s'y sont preparés, et y sont parvenus, s'intégrer, et surtout, se donner une chance d'y parvenir...

"C’est là où mon témoignage diffère de la majorité.
Je n’exagère pas : j’ai vraiment failli vomir.

Pour ceux qui ont développé une certaine spiritualité, outre l’horreur de mes premières impressions visuelles, j’ai eu un sentiment très profond et très lancinant, comme une voix intérieure qui criait “Cet endroit n’a aucune âme ! Qu’est-ce que tu fous ici, mon Dieu… qu’ai-je fait ?”
(là je ne parle que des premières heures après l’atterissage).

Si j’avais eu la moindre attache potable en France, je crois que je serais reparti sur le champ, le choc fut violent."

Si je m'étais bloqué à ce beau paysage qu'offre le rer B au retour de roissy, les graffitis, les cités...

Si je m'étais arreté à tout ce que le service à la francaise m'a donné en deux mois de restaurants...

L'intégration a été très dure, une année, seul... SEUL!

Cela fait maintenant 6 ans que je suis à Paris, j'ai réussi à mettre de coté les cotés les moins jolis et à profiter des autres...

Pour ta part, tu devrais aller raconter ta ptite misere a un pro, penser à partager tes frais avec lautre...

Tu n'as jamais eu de chez toi, tu pensais, arriver au quebec, sans blé sans preparation et avoir tout cuit dans le bec...

Au lieu de faire le point dans ta tete, tu as preferé faire comme Yann T (il me la meme avoué!) et tout mettre sur le dos du Quebec et dire que le Quebec te donne envi de vomir avant meme davoir posé tes valises...

Cela est evident...

Moi j'ai pris une annee pour me faire une idee et franchement, jaime la france malgré les gros cons comme toi et Yann T qui sy trouvent...

Je le refais encore une fois jaime ca moi aussi me repeter :

Je crois que tu devrais aller retrouver YANN T, et comme ça vous allez pouvoir râler contre le Québec cela pour mettra d’oublier votre mal être.

Le Québec est rempli de problèmes, le France en déborde aussi, les Etats-Unis ce n’est pas mieux (Sicko), le scandale des prêts immobiliers,....

Pour ma part, en vous lisant tous les deux j’ai quelques constats, il est clair, même avéré pour tout le monde, que votre problème est avant tout personnel.

Tu te crois surpuissant, tu juge (méprise) les autres.

Dans tout ce que tu as écris sur le Québec et les Québécois je pourrais te donner des exemples 100 fois pires en France ! Mauvaise foi, sors de moi!
Il serait trop facile de faire pareil, crois moi!

Santé, dentistes, propreté (motos crottes), administration, logement (sic),police, CRS, cités, les jeunes, les castes, les scuds au boulot, la productivité, le nombre de commerces ouverts en Aout,….

En France tout est tellement mieux!

Vous faites dans la mauvaise fois, cela saute aux yeux…

Concernant Yann T il ne faut pas être devin pour constater qu’il s’est bien fait envoyé chier par la femme Québécoise et il en a gros sur le cœur. Et oui, la Québécoise sait envoyer chier les gros machos qui se croient surpuissants...

En lisant Yann T, l'on peut se faire un portrait de lui, de ces problemes personnels, l'on pourrait même le trouver attachant avec tout ces soucis et sa connerie innée... La raison de sont dégoût du Québec c'est qu'il se sert du Québec pour expliquer tout ces malheurs, cela saute aux yeux, c'est pareil pour toi!!

Lui : "Je me fais virer par ma femme, les femmes du Québec sont connes"
C'est toi l'innocent, réveil la quiche!

Toi :
"J'ai choisi un logement mal isolé, les logements au Québec, c'est de la marde"

Pour ta part tu fuyais, tu es parti sans le sous, sans boulot, snas te préparer, t'informer et tu t’es royalement planté, tu pensais que les Québécois seraient là à t’acclamer toi criant haut et fort vous puez et vous êtes trop cons….

Oui il y a des Québécois imbéciles comme il y en a des Parisiens trop cons…

Par contre, tes problèmes sont les tiens, pas ceux de l’immigration au Québec… Idem pour l’autre…

Si j’étais mal dans ma peau, mal dans ma tête, j’en serais exactement au même point que toi, à détester tout ce qui m’entoure…

Le ¾ de ce que tu raconte c’est de la grosse merde, revois ta copie avec ton psy.

Je pourrais faire exactement la même chose sur la France en changeant le mot Québec par France et Québécois par Français.

Mathieu, comment peut-on en savoir aussi peu sur les gens et en dire autant?

Tu nous reproches nos critiques sur le Québec mais tu sembles en avoir autant sur le France.

Pourtant, nous en sommes partis et toi, tu y es toujours.

Tu nous parles de psy par ci ou de pilule par la. Pourtant, il me semble que nous nous exprimons posément, correctement, presque littérairement. Toi et les deux autres, vous paraissez hargneux, survoltés, fiéleux...

Bref, si j'étais l'admin de ce blog, je virerai toutes les attaques personnelles gratuites et calmonieuses qui donnent un coté bien trash à ce billet. À moins que lui-même s'y complaise.

Yann T.> Comme je te le disais dans un mail privé, tu ne pas te présenter comme un pourfendeur de la censure et la demander dès que des messages te déplaisent. Je n'approuve pas les propos insultants mais tu récoltes ce que tu as semé. Dire posément des choses inacceptables ne les rend pas plus acceptables. Quand à tes talents littéraires, permets-moi de me gausser grassement.

oups jme mele entre ton blog et celui de christophe lol

je recopie et resigne dsl les boyz de pourrir vos blogs

> Mathieu, comment peut-on en savoir aussi peu sur les gens et en dire autant?

Toi Yann T. qui m’a insulté à la premiere reproche me traitant d’idiot tu me feras la lecon? je ne crois pas!

Veux-tu aussi que je te cite sur ce que tu pense du quebecois?

>Tu nous reproches nos critiques sur le Québec mais tu sembles en avoir autant sur le France.

Tu n’as rien capté! Je disais que tout ce que tu dis s’applique à tout les pays, si l’on est de mauvaise foi, l’on peut bitcher n’importe quel pays comme tu le fais
De plus, oui, la France ca craint sur certains aspects, mais j’aime la France comme elle est et je la remercie de m’acceuillir!

>Pourtant, nous en sommes partis et toi, tu y es toujours.
Heureusement que ta crissé ton camp!

>Tu nous parles de psy par ci ou de pilule par la. Pourtant, il me semble que nous nous exprimons posément, correctement, presque littérairement. Toi et les deux autres, vous paraissez hargneux, survoltés, fiéleux…

Yann tu m’a avoué en privé que tu te servais de ton site de merde comme d’un défouloir, et tu t’es aussi confié sur les motivations profondes de ton maletre de ton degout du Quebec et de la femme quebecoise… Et toi tu es posé maintenant? JHALLUCINE, mort aux rats!

>Bref, si j’étais l’admin de ce blog, je virerai toutes les attaques personnelles gratuites et calmonieuses qui donnent un coté bien trash à ce billet. À moins que lui-même s’y complaise.

Je m’appelle Yann T et je suis encore plus con que vous ne pouvez vous imaginer! En parlantde : ” les attaques personnelles gratuites et calmonieuses qui donnent un coté bien trash à ce billet” en parcourant ton site et tous les endroits ou tu es intervenu, l’on peut constater, que tu aime te repeter, et de plus que tu es imbecile mal dans sa peau. De plus, je ne fais que te traiter comme tu m’as traité et tu traite les autres

Ta yeule, va attendre la vague qui n’arrivera jamais avec Brice pi crisse nous patience, laisse ceux qui sont toujours là débattre et aider les nouveaux arrivants sans mépriser tout un peuple! Et si tu veux, tu viens me voir à Paris que l’on discute de tout ça, j’en rêve!

Et de 82!

Come on guys! On continue les généralisations faciles et les insultes! Tant qu'à ça, je pourrais en écrire longs sur certains collègues français, marocains, kazakh, martiens ou vulcains (c'est la pire race qu'y à pas icitte boutte de viarge) mais je préfère régler mes problèmes personnelles face à face avec la personne concernée. Je préfère ne pas étendre mes problèmes comme le voudrait Oprah.

Afin de rajouter un commentaire constructif sur ce billet du niveau intellectuel d'un débat de 110%, je dirais que la mienne mesure 5 pouces et quart! Vive Internet!!!!!!!!!!!!!

Hiiiiii! AAAAhhhhh!

Je me prends un verre de Jack Daniel's et je m'en vais tirer des panneaux de signalisations avec ma .12 .

Si M.T. vous énerve, vous avez juste à ne pas répondre à ces messages. Vous ne voyez pas que son fun est d'écrire des messages remplis de remarques choquantes et de voir les réactions que cela provoque.

Comme le disaient les Romains: SSSSSCCCCCRRRROOOOTTTTTUUUUMMMMMM!!!!!!!!!

C’est bizarre quand même tous ces Français qui passent autant de temps à s’insulter parce qu’ils ne sont pas du même avis.

Cela me rappelle des discussions sur les sites Internet de journaux en ligne où tout le monde dit ce qu’il veut (en pensant détenir la vérité) et réagit à un article: la plupart des commentaires sont d’une telle agressivité que cela en devient affligeant…

Ne pourriez pas vous mettre « tout simplement » d’accord en reconnaissant qu’il y a des problèmes au Québec comme en France et qu’un monde parfait n’existe pas ?

De la tolérance entre nous, bordel !

SEB > Laisse les Vulcain tranquilles RONTUDJU ! Tout ça parce qu'ils ont le teint bleu et les oreilles pointues ! Un jaloux, voilà ce que tu es ! Boutte de v... Hey ! un nouveau sacre à mon répertoire ! Merci :D

May the Schwartz be with you.

Vade retro MacDonas !

S'il vous plaît, cessez de donner une plate-forme et la réplique à ce parasite des Blogs d'expatriés. Personne ne lui fera admettre quoi que ce soit. S'il y a quelque chose de clair, c'est bien ça!
Toute personne saine d'esprit se rends compte que lui ne l'est pas. C'est franchement un cas psychologique. Tout ce verbe pour nourrir sa paranoïa et son mal de vivre dans un monde où il ne trouve pas sa place.
Des types de son genre, se créent une secte, se proclame l'élue, et divague sur une réalité déformée par sa psychose. Les incompris, les laissés pour contre, les mal-aimés se font prendre dans de beaux discours et suivent tels des dissiples.
Ne lui donnez pas tant d'importance car il est insignifiant.
Un chien qui cours après sa queue, fini par se mordre!

Pour ne pas avoir d'ambiguité.
Parasite=Yann T

Nous sommes tous d'accord avec toi, quebecois, francais au Québec, la n'estp as le problème.

Le soucis, c'est qu'il a une tribune dans les médias, qui ne semblent pas faire de recherches avant de le citer ou d'utiliser ces chiffres truqués et manipulés.

De plus, il affirme que le Québec, pays du tiers-monde n'a rien de bon, et qu'il ne faut pas y venir!

Je trouve incroyable que son site, un annuaire de propos haineux serve de référence et de thermomêtre pour certains médias!

Anyways, laissons le pourrir avec ses problèmes personnels et continuer à essayer de mettre la faute sur les autres.

Pour ma part cela est clair!

En faisant des recherches sur lui l'ont peu facilement voir la haine qu'il en envers la femme et le pire c'est qu'il met ça sur la faute du Québec et des québécoises.

Vu l'importance que certains médias qui ne recoupent pas leurs informations lui donne, il faut tout de même essayer comme le font très bien certains francais en France que je félicite, relativiser son discours et faire comprendre ce que tu as compris depuis longtemps contrairement à certains journaux, organismes...

Waoh la classe !

La consécration.

Comme quoi, quand on dit que tu écris bien, on n'invente rien. ;)

Bravo à toi.

Je suis une connaissance d'une connaissance de Ian...et je lis son site pour avoir une idée de ce que les Français qui vivent ici pensent de nous. C'est très instructif! :)

Mais vous savez, que le site de Yann T. soit une référence pour certains, c'est vraiment pas un très grand mal, ça évitera d'en avoir d'autre comme lui qui auront l'idée saugrenue de venir au Québec! Bon débarras, comme on dit ici! :)

Pages