Il y a près de trois semaines, ma blonde, mon chat et moi avons quitté notre appartement de Rosemont–La Petite-Patrie pour nous installer sur la rue Hochelaga, à l’est de Montréal.
Depuis que nous avons emménagé, je ne cesse de m’extasier des spécificités incroyables de notre nouveau domicile : Ho ! Toutes les prises téléphoniques fonctionnent ! Ho ! Il n’y a pas de moisissures sur les murs ! Ho ! On peut utiliser le lavabo sans cryogéniser la personne qui est sous la douche ! Ho ! Il n’y a aucune plaque d’égout qui fait « tonk tonk » à chaque fois qu’une voiture passe devant chez nous ! (de très nombreuses voitures passaient devant chez nous)
Je pourrais certes trouver louche de jouir de tous ces privilèges pour un loyer aussi bas, selon le vieil adage qui dit que si c’est trop beau pour être vrai, c’est probablement faux. Quelques défauts viennent heureusement compenser ce tableau presque idyllique. Le plancher de l’appartement présente par exemple le même relief que les Vosges, ce qui en fait le pire endroit pour courir avec une paire de ciseaux dans les mains. La couleur de la plupart des murs m’a par ailleurs convaincu qu’on devrait voter une loi pour interdire aux locataires daltoniens de peinturer leur appartement sans un avis extérieur. Mes voisins de derrière semblent enfin avoir conjointement des difficultés à modérer la puissance de leurs cordes vocales et leur consommation d’alcool.
Ces petits désagréments sont néanmoins négligeables si on considère le problème numéro un qui m’a poussé à quitter mon ancien logement : les propriétaires. Les nombreuses galères que ces derniers m’ont causées méritent largement que je leur consacre l’intégralité de mon prochain billet.